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La naturopathie pour vous accompagner pendant votre cycle et les lunes

Les douleurs et les causes des règles sont multifactorielles.

Le SPM est le nom donné à l'ensemble de ces troubles physiques et émotionnels. La naturopathie propose des solutions naturelles pour les gérer.

Un syndrome responsable des douleurs des règles : le dérèglement des émonctoires

Les douleurs de règles peuvent être liées à un encrassement ou une faiblesse émonctorielle. Les émonctoires, qu’est-ce que c’est ? Ce sont les zones d’élimination du corps.

On part du principe que le corps est comme une usine dont les sorties se font par les émonctoires (peau, foie/intestins, reins/vessie, poumons) et quand ceux-ci ne fonctionnent pas bien on peut ressentir de la fatigue, du stress, des migraines, des problèmes de peau : c'est une forme d'intoxication. De même lorsqu’un émonctoire est saturé un autre va prendre le relai (par exemple si le foie est intoxiqué c’est la peau).

Quel est le rapport avec les crampes qui surviennent dans la zone utérine pendant les règles ? Tout simplement si les émonctoires sont saturés, il peut arriver que l’utérus serve de relai (d’émonctoire secondaire). Celui-ci va compenser, éliminer des toxines, les règles seront plus abondantes et épaisses et cela peut entraîner davantage de crampes.

Quelles solutions sont possible pour détoxifier le corps ?

L’alimentation

Une piste souvent explorée est de travailler sur l’alimentation hypotoxique, car l’alimentation est une source d’inflammation au même titre que le stress. La toute première étape est de rééquilibrer son organisme en privilégiant les vitamines et minéraux ainsi que les oméga 3, riche en antioxydants. On va essayer d’établir une alimentation avec des légumes et éviter tous les aliments “pro inflammatoires” comme les graisses saturées, les produits laitiers, le café ou les sucres.

Si on reprend l’exemple plus haut du foie intoxiqué et de l’utérus qui compense, il faut donc soulager le foie pour soulager les crampes.

En fonction de la vitalité de la personne, on lance une détox hépatique, le radis noir est le meilleur allié pour nettoyer le foie tandis que l’artichaut et le pissenlit vont contribuer à éliminer les toxiques. Mais attention si la personne est fatiguée la détox hépatique est à éviter. On peut aussi prendre des bains chauds, utiliser une bouillotte ou encore se rendre au sauna pour soulager les douleurs.

On privilégie une assiette équilibrée avec 50% de légumes, ¼ de protéines (poissons, volailles, oeufs) et ¼ féculents ainsi qu’une part d’huile végétale (oméga 3,6 et 9) pour travailler sur le système hormonal.

L’élimination de l’alcool et du tabac sur cette période peuvent également aider à détoxifier le corps.

La pratique du yoga et de la meditation

La gestion du stress et des émotions font partie intégrante de la santé.

Des activités comme le yoga pour rentrer à l’intérieur de soi et être à l’écoute de son corps. Le yoga permet de stimuler l’élimination des toxines, apaise le mental souvent malmené par l’intensité des douleurs menstruelles.

Des postures spécifiques comme la posture du chien tête en bas, posture de l’enfant ou la posture de l’arc permettent de masser doucement le bas-ventre et ainsi apaiser les douleurs liées au syndrome prémenstruel. Des exercices de respiration, de méditation, d’auto massage pour être vraiment en connexion avec son cerveau émotionnel qui est l’intestin permettent de se soulager.

Les positions à éviter

La clef en yoga : l’écoute de soi. Aucune posture n’est considérée comme interdite pendant les règles, surtout si votre corps vous donne le feu vert.

Cependant on aurait tendance à déconseiller les inversions, où l’utérus est placé au dessus de la tête : elles empêchent le sang de circuler normalement ce qui peut notamment mener à un flux plus douloureux ou plus abondant par la suite. Vous pouvez donc entre autres éviter halasana, salamba sirsana ou salamba sarvangasana pendant quelques jours. Les torsions, les flexions arrières et tous les étirements intenses au niveau de l’abdomen sont eux aussi à surveiller à cause de la pression qu’ils viennent créer au niveau de cette zone. Soyez patient·e·s avec vous et bienveillant·e·s envers votre corps !

Les huiles essentielles et les tisanes

En naturopathie nous proposons également un accompagnement avec des huiles essentielles qui viennent en soutien au traitement global. En effet, il est possible de soulager les douleurs de règles avec les huiles essentielles. Il est préférable de toujours consulter un pharmacien ou éventuellement au naturopathe formé en aroma sur l’utilisation des huiles essentielles notamment sur le dosage. Certaines huiles ne doivent pas être utilisées pures ! Il faut les mélanger à des huiles végétales comme l'olive ou l'amande douce.

Les règles douloureuses peuvent se manifester par une affliction dans toute la zone pelvienne, ou par des spasmes ou des contractions. Dans le premier cas on peut mêler une huile essentielle décongestionnante et une huile essentielle antalgique et dans le second cas des huiles décontracturantes et antispasmodiques.

L’huile essentielle de basilic par exemple est un antispasmodique puissant, elle s’utilise en massage sur le bas ventre. On ajoute quelques gouttes au creux de la main dans une huile végétale au choix, on peut mettre un peu de menthe poivrée qui est anesthésiante.

L’huile essentielle d’estragon est utilisée depuis longtemps pour ses propriétés digestives et antispasmodiques.

Que manger pendant ses règles ?

Les aliments à éviter pendant les règles... et ceux conseillés

Il n’y a pas de secret, bien manger aide à se sentir mieux. Les règles font vivre à chaque cycle un chamboulement hormonal à votre corps et si l’alimentation n’est pas forcément ce qui va vous sauver, elle peut au moins faire figure de béquille.

La médecin nutritionniste Corinne Chicheportiche-Ayache conseille les aliments forts en oméga 3 comme les poissons gras ou l’huile de colza, qui agissent sur le processus anti-inflammatoire.

La docteure préconise également de faire attention à son taux de magnésium, que l’on trouve par exemple dans les amandes et les noix. Après tout, une carence peut générer de l’anxiété et de la fatigue.

Les aliments pro-inflammatoires à éviter parmi lesquels se trouvent les excitant (café, thé), les sucres raffinés, le gluten en forte quantité ou encore le lait de vache.

Enfin, l’alcool reste à boire avec modération (ou ne pas boire du tout) avant les règles. La consommation d'alcool excessive augmenterait les symptômes prémenstruels, comme l’explique une étude relayée par Sciences et Avenir.

Evidemment, ces listes sont à prendre uniquement comme des conseils et non des règles à suivre absolument. Tous les corps sont différents, et une meilleure alimentation ne suffira probablement pas à mettre fin à l’ensemble de vos souffrances.

Régime pendant les règles : bonne ou mauvaise idée ?

Le cycle menstruel est avant tout un cycle hormonal qui peut provoquer à divers moments des fringales parfois difficiles à réprimer. Sans avoir un mental d’acier face à la faim, il y a des solutions pour éviter de se laisser trop embarquer dans des grignotages incontrôlés.

Par exemple, manger une portion de féculent à chaque repas permet d’éviter que la sensation de faim revienne trop vite. On retrouve parmi les féculents les aliments suivant : le pain, les pâtes ou encore des légumineuses (haricots, lentilles, pois chiche…).

Si vous avez faim entre deux repas, privilégiez une collation équilibrée qui permettra de gérer votre satiété, comme par exemple une poignée d’amandes et une banane (vous apportant en bonus du magnésium et du potassium).

Attention à ne pas non plus vous limiter constamment : un régime ne doit jamais être commencé sans l’avis d’un médecin. Il arrive à tout le monde d’avoir des fringales et de grignoter, pas la peine de vous flageller si c’est votre cas !

Améliorer le transit intestinal pendant les règles grâce à l’alimentation

Les règles apportent avec elles un tas d’effets connexes, comme par exemple un transit perturbé. Ainsi, comme l’explique SantéMagazine, le taux de progestérone qui augmente tout au long du cycle peut provoquer une légère constipation.

En face, les prostaglandines provoquent des ballonnements et une envie pressante d’aller aux toilettes pendant les règles.

Pour palier ces soucis naturels, l'alimentation peut être une vraie aide. Pour commencer, boire beaucoup aide à combattre la constipation en ramollissant les selles. Les jus d’agrumes peuvent être laxatifs, tout comme une alimentation forte en fibre.

En cas de diarrhée, il est au contraire conseillé de privilégier les féculents et les légumes peu fibreux.

Dans tous les cas, l’alimentation n’est pas une donnée à prendre à la légère. Cet article donne des conseils, mais tous les corps sont différents.

Pour cette raison, n’hésitez pas à consulter une thérapeute en cas de souci lié à vos règles et/ou votre digestion.

les plantes ont-elles un effet de soulagement pour les douleurs menstruelles ?

Tour d’horizon des plantes qui soulagent les règles douloureuses

Où trouver ces plantes ?

Il vous faut d’abord déterminer le ou les besoin·s à soulager : crampes, syndrome prémenstruel, règles abondantes, nervosité, seins douloureux… Une fois le sujet évoqué avec votre médecin, et sauf contre indication, il est possible de se rendre dans une herboristerie et de se faire conseiller par un herboriste. Ce professionnel des plantes est dépositaire d’un savoir vieux comme l’Homme. Des études chez les hommes de Néanderthal indiquent qu’ils utilisaient il y a 50 000 ans l’achillée millefeuille.

L’herboriste n’est ni un pharmacien ni un médecin, c’est avant tout un artisan des plantes, capable de transmettre la connaissance de celles-ci.

Un peu de vocabulaire au préalable : On appelle emménagogues des plantes telles que l’achillée millefeuille, l’armoise, le persil, ou encore le gingembre car elles stimulent le flux sanguin dans la région pelvienne et l’utérus et permettent de soulager les règles douloureuses ou peuvent être utilisées contre les règles irrégulières.

L’achillée millefeuille

Pour l’anecdote, cette plante tire son nom d’Achille, héros légendaire, qui l’aurait utilisée pour soigner les guerriers blessés. Cette plante est antispasmodique et relaxante, elle apaise les contractions des muscles de l’utérus.

Comment s’utilise-t-elle ? En usage interne elle peut s’ingérer en tisane ou en huile et en externe dans un bain de siège (faire monter l’eau jusqu’aux hanches) en versant 100 g de la plante séchée dans 1 litre d’eau puis verser dans l’eau du bain (19 litres environ).

L'alchémille

L'alchémille est surnommée “l’herbe aux femmes” pour les nombreuses vertus qu’elle leur apporterait. Cette plante contient des principes actifs qui ont une action similaire à la progestérone, hormone impliquée dans le syndrome prémenstruel. L’alchémille relance la production de progestérone et rétablit l’équilibre. De plus, elle est riche en tanins qui réduisent l’hémorragie utérines. L'alchémille peut être combinée avec un antispasmodique comme la mélisse pour une action plus complète.

Comment s’utilise-t-elle ? En infusion : 4 cuillerées à café de plante pendant 15 min dans une tasse d'eau chaude. Boire 2 tasses par jour.

L’armoise vulgaire ou armoise

Cette plante est connue pour ses propriétés antispasmodique, anti-inflammatoire, diurétique, antifongique et antibactériennes.

Comment s’utilise-t-elle ? En infusion : une cuillère à soupe dans une tasse d’eau infusée pendant dix minutes à raison de trois tasses par jour. Elle se prend 2 à 3 jours avant les règles puis pendant.

L’estragon

Utilisé en externe comme une huile massante, il permet de calmer la douleur des crampes fortes pendant les règles.

Comment s’utilise-t-il ? Il suffit de mélanger 3 gouttes d’huile essentielle d’estragon dans une base neutre (huile végétale : amande, jojoba, olive etc.) et de se masser le ventre sur la zone douloureuse.

Le fenouil

Le fenouil possède lui aussi des propriétés antispasmodiques qui permet de combattre les spasmes douloureux des règles.

Comment s’utilise-t-il ? En graines ou en l’huile essentielle. Attention : il est recommandé de ne pas prendre plus de 7 g de fruits séchés par jour et de ne pas poursuivre le traitement plus de deux semaines d’affilée car à haute dose le fenouil peut être toxique.

La mélisse

La mélisse est utilisée contre les maux de ventre depuis la Grèce antique. Elle permet de combattre la nervosité, les angoisses et elle apaise les spasmes des muscles du bas-ventre.

Comment s’utilise-t-elle ? En décoction pour infuser dans un bain, ou en tisane à prendre deux à trois fois au cours de la journée sans dépasser une semaine de traitement.

Les autres plantes pour soulager règles douloureuses et syndrome prémenstruel

Le curcuma, l’actée à grappes noires, le saule blanc, le chardon-Marie, l’aneth, la camomille allemande et le souci des jardins sont également proposés pour soulager les douleurs liées aux règles.

En conclusion, rien ne vaut un entretien personnalisé

Si certains conseils relèvent du bon sens et seront bénéfiques à toutes, chaque personne est différente et possède

un cycle menstruel unique. Par conséquent, certains conseils nécessitent un entretien personnalisé pour cibler précisément les besoins de chaque patient⸱e. Un rendez-vous avec un ou une naturopathe peut aider pour un rééquilibrage global et adapté.

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