Après 40–50 ans, le corps masculin change aussi : andropause, prostate, sommeil, humeur et poids
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« Je prends du ventre alors que je mange comme avant. »
« Je récupère moins bien. »
« Je dors moins bien et je suis plus irritable. »
« Je me sens moins énergique qu’avant. »
Le corps masculin évolue lui aussi avec l’âge.
La diminution progressive de la testostérone peut s’accompagner de changements concernant l’énergie, la masse musculaire, la sexualité, le sommeil, l’humeur ou encore la répartition des graisses.
On parle souvent d’« andropause »
Alors que se passe-t-il vraiment après 40 ou 50 ans ?
La testostérone évolue avec l’âge
La testostérone est souvent réduite à la libido ou à la sexualité.
Pourtant, elle intervient dans de nombreux mécanismes :
→ maintien de la masse musculaire
→ densité osseuse
→ production des globules rouges
→ fonction sexuelle et libido
→ énergie et vitalité
→ répartition de la masse grasse
Avec l’âge, les concentrations de testostérone peuvent progressivement diminuer.
Mais l'âge n'explique pas tout.
Surpoids abdominal, manque d’activité physique, sommeil insuffisant, consommation excessive d’alcool, certaines maladies ou certains médicaments peuvent également être associés à une testostérone plus basse.
C’est pourquoi il est intéressant de regarder l’homme dans sa globalité plutôt que de conclure immédiatement : « C’est l’âge ».
Pourquoi le ventre apparaît-il plus facilement ?
la composition corporelle masculine peut progressivement changer.
La masse musculaire tend à diminuer si elle n’est pas suffisamment entretenue, tandis que la masse grasse peut augmenter.
Et chez l’homme, cette graisse se concentre volontiers autour de l’abdomen.
C’est ce que l’on appelle notamment la graisse viscérale lorsqu’elle s’accumule autour des organes.
Cette graisse abdominale n’est pas uniquement une question esthétique.
Un tour de taille qui augmente peut également être le signe qu’il est temps de s’intéresser à son équilibre métabolique : glycémie, insuline, tension artérielle, activité physique, alimentation et sommeil.
Testostérone et ventre : un cercle qui peut s'entretenir
Il existe une relation intéressante entre la composition corporelle et les hormones masculines.
Une testostérone basse peut être associée à une diminution de la masse musculaire et à une augmentation de la masse grasse.
Inversement, un excès de graisse abdominale et certains troubles métaboliques peuvent être associés à des concentrations de testostérone plus faibles.
Le problème n’est donc pas toujours simplement :
« Je vieillis, donc ma testostérone baisse et je prends du ventre. »
Il peut exister un véritable cercle entre hormones, masse musculaire, activité physique, alimentation et métabolisme.
Le stress : un facteur souvent sous-estimé
Travail, responsabilités professionnelles, famille, pression financière, manque de temps, sollicitations permanentes…
Le stress chronique peut progressivement modifier notre façon de manger, notre sommeil, notre récupération et notre envie de bouger.
Le cortisol, l’une des principales hormones impliquées dans la réponse au stress, est indispensable.
Le problème apparaît surtout lorsque le stress devient chronique et que l’organisme ne dispose plus de suffisamment de périodes de récupération.
On dort moins bien.
On récupère moins bien.
On peut avoir davantage envie de sucre ou d’aliments très caloriques.
On fait moins de sport parce que l’on est fatigué.
Et progressivement, le ventre s’installe.
Le sommeil : indispensable à l’équilibre hormonal
Le sommeil est probablement l’un des piliers les plus sous-estimés de la santé masculine.
Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité influence la régulation de l’appétit, le métabolisme, l’humeur et la récupération.
Chez certains hommes, un mauvais sommeil peut également être lié à des ronflements importants ou à une apnée du sommeil.
Et lorsqu’un homme se réveille plusieurs fois par nuit pour uriner, il faut également penser à la sphère urinaire et prostatique.
Autrement dit : avant de chercher un complément pour « booster la testostérone », il est parfois beaucoup plus pertinent de commencer par comprendre pourquoi cet homme ne dort plus correctement.
Et la prostate dans tout cela ?
Avec l’âge, la prostate peut augmenter progressivement de volume.
On parle notamment d’hyperplasie bénigne de la prostate.
Cela peut se manifester par :
→ besoin d’uriner plus souvent
→ réveils nocturnes pour uriner
→ envie urgente
→ difficulté à commencer à uriner
→ diminution de la force du jet
→ sensation de ne pas avoir complètement vidé la vessie.
Ces symptômes ne doivent pas simplement être considérés comme « normaux parce que je vieillis ».
Un suivi médical est important afin d’en déterminer la cause et d’écarter notamment une pathologie nécessitant une prise en charge spécifique.
La naturopathie peut ensuite intervenir en complément, notamment sur l’hygiène de vie, l’alimentation et certains facteurs métaboliques.
Et l’humeur ?
On parle encore trop peu de la santé émotionnelle des hommes après 40 ou 50 ans.
Fatigue persistante, irritabilité, perte de motivation, difficultés de concentration, diminution de la libido, sentiment d’être moins performant…
Ces manifestations peuvent parfois accompagner un déficit en testostérone, mais elles ne sont absolument pas spécifiques.
Elles peuvent également être liées au stress chronique, au manque de sommeil, à une dépression, à une surcharge professionnelle, à certains médicaments ou à d’autres problèmes de santé.
Il est donc important de ne pas tout mettre sur le compte des hormones.
Alors, que peut-on faire après 40–50 ans ?
Il ne s’agit pas de chercher à retrouver le corps de ses 25 ans.
Il s’agit plutôt de préserver ce qui devient particulièrement précieux avec l’âge : la masse musculaire, la santé cardiovasculaire, le métabolisme, le sommeil, l’équilibre émotionnel et la vitalité.
En naturopathie, je commence généralement par revenir aux fondamentaux :
Maintenir une alimentation riche en végétaux, fibres, bonnes graisses et protéines de qualité.
Réduire les excès de sucres, d’alcool et d’aliments ultratransformés.
Préserver la masse musculaire grâce au renforcement musculaire et à une activité physique régulière.
Travailler sur la graisse abdominale lorsqu’elle devient excessive, sans entrer dans une logique de régimes restrictifs permanents.
Améliorer la qualité du sommeil et rechercher la cause des réveils nocturnes.
Prendre en compte le stress chronique et remettre de vraies périodes de récupération dans son quotidien.
Ne pas banaliser les changements urinaires et faire contrôler la prostate lorsque des symptômes apparaissent.
En cas de fatigue persistante, baisse importante de libido, troubles de l’érection ou perte de force musculaire, en parler avec son médecin afin de rechercher les différentes causes possibles et, si cela est pertinent, d’évaluer le statut hormonal.
Ce n’est pas « juste l’âge »
Prendre du ventre, perdre du muscle, mal dormir, devenir irritable et manquer constamment d’énergie ne devrait pas automatiquement être considéré comme une fatalité après 50 ans.
Le corps change, oui.
Mais ces changements sont aussi l’occasion de s’intéresser différemment à sa santé.
Hormones, prostate, métabolisme, sommeil, alimentation, stress, activité physique et santé émotionnelle sont intimement liés.
Chez Love Yourself Naturopathie, mon approche consiste justement à regarder ces différents facteurs ensemble afin de comprendre le terrain de chaque personne et de proposer un accompagnement individualisé, en complément du suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
Parce qu’après 40 ou 50 ans, prendre soin de sa santé ne signifie pas simplement manger moins.
Cela signifie surtout comprendre ce dont son corps a besoin pour continuer à bien fonctionner.











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