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Pourquoi le ventre change après 40 ans ? Hormones, poids et périménopause

  • il y a 14 heures
  • 5 min de lecture

« Je mange comme avant, mais je prends du ventre. »

C’est une phrase que j’entends régulièrement chez les femmes après 40 ans.

Le premier réflexe est souvent de manger moins, supprimer les féculents, multiplier les séances de cardio ou commencer un nouveau régime.

Pourtant, entre 40 et 50 ans, le corps féminin traverse progressivement une véritable transition hormonale.

Et comprendre ce qui se passe permet souvent de changer complètement sa façon d’aborder son poids.


Après 40 ans, les hormones commencent à changer

La périménopause peut commencer plusieurs années avant les dernières règles.

Durant cette période, les taux hormonaux deviennent plus fluctuants. La progestérone tend à diminuer avec la raréfaction des ovulations, tandis que les œstrogènes peuvent connaître d’importantes variations avant de diminuer plus durablement à l'approche de la ménopause.

Ces changements peuvent s’accompagner de différents signes :

  • cycles qui changent

  • sommeil plus fragile

  • irritabilité ou variations de l’humeur

  • bouffées de chaleur

  • fatigue

  • changement de la composition corporelle

  • ventre qui semble davantage stocker

Mais attention : tout n’est pas « la faute des hormones ».


Pourquoi la graisse se déplace-t-elle vers le ventre ?

Avant la ménopause, les œstrogènes participent à une répartition des graisses davantage orientée vers les hanches et les cuisses.

Lorsque leur taux diminue, cette répartition évolue.

La graisse a alors davantage tendance à s’accumuler autour de l’abdomen, notamment sous forme de graisse viscérale.

C’est pourquoi une femme peut parfois constater que son tour de taille augmente alors que son poids sur la balance a relativement peu changé.

Ce changement n’est donc pas simplement esthétique : le tour de taille devient également un indicateur intéressant de santé métabolique.


Œstrogènes, insuline et glycémie : quel rapport ?

Les œstrogènes interagissent également avec le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline.

L’insuline est l’hormone qui permet notamment au glucose présent dans le sang d’entrer dans nos cellules pour être utilisé ou stocké.

À la périménopause et à la ménopause, la sensibilité à l’insuline peut évoluer.

Ajoutez à cela :

petits-déjeuners très sucrés, grignotages, aliments ultratransformés, sédentarité, diminution de la masse musculaire, manque de sommeil…

et le terrain devient progressivement plus favorable au stockage abdominal.

C’est pourquoi travailler uniquement sur les calories n’est pas toujours la stratégie la plus pertinente.


Et la progestérone ?

La progestérone est souvent l’une des premières hormones dont la production devient plus irrégulière pendant la périménopause, notamment parce que les ovulations deviennent elles-mêmes moins régulières.

On peut alors ressentir davantage de syndrome prémenstruel, des changements de cycle, une sensibilité mammaire, des variations de l’humeur ou un sommeil plus perturbé.

Et le sommeil est loin d’être anodin lorsque l'on parle de poids.

Une femme qui dort mal peut être plus fatiguée, avoir davantage faim, rechercher plus facilement des aliments sucrés et avoir moins d’énergie pour bouger.

Tout est lié.


Le cortisol : le grand oublié du ventre après 40 ans

Il est difficile de parler du ventre sans parler du stress.

Le cortisol est une hormone indispensable à notre adaptation. Le problème apparaît surtout lorsque notre organisme reste soumis à un stress chronique et que s’y associent sommeil insuffisant, sédentarité ou alimentation déséquilibrée.

Travail, charge mentale, enfants, manque de récupération, nuits perturbées…

Après 40 ans, continuer à demander toujours plus à son organisme tout en mangeant toujours moins peut devenir contre-productif.

L’objectif n’est donc pas seulement de « brûler des calories ».

Il faut aussi favoriser la récupération.


Graisse abdominale ou ventre gonflé ?

Autre point essentiel : un ventre volumineux n’est pas forcément un ventre « gras ».

Il peut également s’agir de :

ballonnements, constipation, fermentation digestive, repas trop rapides, mauvaise mastication, sensibilité à certains aliments ou perturbations du transit.

Certaines femmes ont d’ailleurs un ventre relativement plat le matin qui gonfle progressivement au cours de la journée.

Dans ce cas, réduire encore davantage les calories ne répond pas forcément au problème.

Il faut chercher pourquoi le ventre gonfle.


Après 40 ans, préserver ses muscles devient essentiel

Avec l’âge, nous avons progressivement tendance à perdre de la masse musculaire si nous ne l’entretenons pas.

Or le muscle est un tissu métaboliquement actif et constitue également un acteur important de notre métabolisme du glucose.

C’est pourquoi je préfère souvent conseiller aux femmes de ne pas chercher uniquement à « peser moins », mais à préserver ou reconstruire leur masse musculaire.

Marche, renforcement musculaire, exercices avec charges adaptées, yoga dynamique, Pilates…

L’activité doit évidemment être adaptée à chaque personne, mais le muscle devient un véritable allié après 40 ans.


Alors, comment perdre du ventre après 40 ans ?

Il n’existe pas une solution unique, parce qu’il n’existe pas un seul « ventre hormonal ».

En naturopathie, je cherche plutôt à comprendre ce qui domine chez chaque femme.

Est-ce principalement :

→ une modification hormonale liée à la périménopause ?

→ une alimentation qui entraîne beaucoup de variations glycémiques ?

→ un stress chronique et un sommeil insuffisant ?

→ une perte de masse musculaire et une diminution de l’activité physique ?

→ des ballonnements ou un problème digestif ?

→ ou, comme très souvent, plusieurs facteurs qui se superposent ?

C’est cette individualisation qui est importante.


Mes premières bases en naturopathie

Avant de chercher le complément alimentaire miracle, je reviens généralement aux fondamentaux :

  1. Stabiliser la glycémie avec des repas complets comprenant suffisamment de protéines, de légumes, de fibres et de bonnes graisses.

  2. Réduire progressivement les sucres ajoutés, le grignotage permanent et les aliments ultratransformés.

  3. Vérifier que l’apport en protéines est suffisant, particulièrement lorsque l'on souhaite préserver sa masse musculaire.

  4. Remettre du mouvement quotidien et surtout du renforcement musculaire.

  5. Travailler sur le sommeil et la récupération.

  6. Identifier les sources de stress chronique et remettre en place des temps de régulation du système nerveux.

  7. Observer la digestion : transit, ballonnements, inconfort après les repas et aliments mal tolérés.

  8. Lorsque cela est pertinent, explorer avec le médecin certains paramètres métaboliques ou hormonaux plutôt que de tout attribuer automatiquement à la ménopause.


Votre ventre n’est pas votre ennemi

Après 40 ans, l’objectif ne devrait pas être de retrouver à tout prix le corps que l’on avait à 25 ans.

Notre physiologie évolue.

Mais cela ne signifie pas qu’il faut subir fatigue, prise de poids importante ou inconfort digestif sans chercher à comprendre pourquoi.

Un ventre qui change peut être l’occasion de regarder plus largement son équilibre hormonal, son métabolisme, son alimentation, son sommeil, son stress, sa digestion et son activité physique.

En consultation chez Love Yourself Naturopathie, c’est justement cette vision globale que je privilégie : comprendre votre terrain et rechercher les facteurs qui peuvent contribuer à vos symptômes afin de mettre en place un accompagnement individualisé.

Parce qu’après 40 ans, il ne s’agit pas nécessairement de manger moins.

Il s’agit souvent de mieux comprendre ce dont votre corps a besoin.




 
 
 

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