Les femmes et les hormones : une puissance 😊

J’aimerais aujourd’hui discuter d’un sujet qui me touche : le fonctionnement biologique des femmes, les hormones et le fait que souvent cela est utilisĂ© pour classifier les femmes ! Dans cet article je vous propose de voir le cycle comme une spĂ©cificitĂ© particuliĂšre des femmes et comme une puissance !

«Les femmes sont le terroir de l’espĂšce, corps d’accueil, mĂ©moire et gĂ©nĂ©alogie de la ressource humaine, du capital pensant, qu’elles renouvellent et restaurent, grossesse aprĂšs grossesse, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, sens, Ă  la fois direction et signification, de l’Histoire dans le futur.»

Antoinette Fouque

Fini le temps oĂč il y avait simplement des hommes et des femmes. Maintenant, le genre est non-binaire et fluide. Enfin on aimerait
 Aujourd’hui encore les diffĂ©rences biologiques entre hommes et femmes ont un impact par rapport au genre socialement construit. Cependant je pense que l’on ne doit pas pousser les femmes Ă  ressembler aux hommes, mais Ă  revaloriser leurs qualitĂ©s propres.

Nous devons prendre en compte le fonctionnement des femmes, liĂ© notamment au cycle et Ă  la maternitĂ© mais je refuse l’idĂ©e que les femmes devraient s’adapter Ă  une sociĂ©tĂ© pensĂ©e par et pour les hommes pour s’émanciper.

Pour moi, l’émancipation passe par la responsabilisation des femmes elles-mĂȘmes et l’affirmation de nos dĂ©sirs.

Je fais partie de la gĂ©nĂ©ration marquĂ©e par les problĂšmes liĂ©s aux pilules de 3e et 4e gĂ©nĂ©rations et je considĂšre que la pilule contraceptive perturbe le cycle menstruel naturel d’une femme. Et pourquoi pas faire changer les idĂ©es et considĂ©rer le cycle comme une spĂ©cificitĂ© particuliĂšre des femmes, une puissance et chercher des mĂ©thodes plus naturelles !

Dans son livre Martie Haselton, professeure de psychologie Ă  UCLA, affirme courageusement que c'est la biologie qui fait de nous un homme ou une femme mais que ça n’influence pas notre capacitĂ© Ă  travailler ou notre carriĂšre.

Deux philosophies :

  1. Si les femmes sont sous-reprĂ©sentĂ©es, par exemple, dans les carriĂšres technologiques ce doit ĂȘtre Ă  cause du sexisme et de la discrimination sur le lieu de travail.

  2. Le féminisme darwinien de Haselton, quant à lui, suppose que les hommes et les femmes sont différents.Mais l'idée que les sexes sont différents justes à cause de nos hormones est simpliste.

En tant qu'ĂȘtres humains, nous arrivons Ă  notre biologie autant que notre biologie nous arrive. Nos cerveaux ont prioritĂ© sur nos hormones ; notre comportement est façonnĂ© par nous en tant qu'individus dans un contexte social particulier. Haselton le reconnaĂźt : « Les femmes ont Ă©voluĂ© de maniĂšre Ă  ne pas ĂȘtre soumises Ă  un contrĂŽle hormonal strict, Ă  avoir le libre arbitre, afin de pouvoir faire des choix stratĂ©giques qui profiteraient Ă  leur vie individuelle, sinon des choix pour perpĂ©tuer leurs gĂšnes. "

Trop souvent, les marshals hormonaux apportent des preuves qui correspondent à des conclusions particuliÚres. Une expérience impliquant 52 femmes sentant le t-shirt des hommes est utilisée à plusieurs reprises. Apparemment, les femmes dans la phase de forte fécondité de leur cycle menstruel trouvent plus attrayant le parfum des hommes présentant des traits faciaux symétriques.

Mais alors quoi ? Une femme peut penser qu'un homme sent bon, mais cela ne veut pas dire qu'elle agira selon ce que son nez lui dit. Pourtant, nous entendons beaucoup parler de ces t-shirts puants.

Haselton soutient que connaßtre le fonctionnement de notre corps peut nous aider à améliorer notre connaissance de soi. Elle suggÚre que voir les hommes comme le « sexe par défaut » de l'information biomédicale n'a pas aidé les femmes. En réponse, elle fournit un aperçu utile des effets secondaires possibles de la prise d'hormones artificielles, telles que les pilules contraceptives et la thérapie de substitution hormonale, sur une longue période.

Haselton montre comment les femmes peuvent vivre des changements au cours de leurs cycles mensuels et réagissent avec plus d'enthousiasme pendant leurs périodes de pointe et moins favorablement pendant leurs périodes de dépression. Mais les hommes aussi réagissent au stress, aux périodes de changement et à la dépression !

De plus les hommes rĂ©agissent aussi aux hormones notamment Ă  la progestĂ©rone pourtant nous n’entendons pas des remarques : Aaa c’est la progestĂ©rone il est Ă©nervĂ© aujourd’hui et pourtant !

Elle compare la maniĂšre dont les hormones ont influencĂ© les femmes et les hommes il y a des milliers d'annĂ©es et explique comment ces mĂȘmes instincts s'appliquent encore souvent.

Nous devons essayons de mieux comprendre notre fonctionnement pour mieux l’utiliser :

« Chaque fille et chaque femme tire avantage de la comprĂ©hension de la portĂ©e des cycles hormonaux, du comment, du quand et du pourquoi », Ă©crit l'auteur. « Nous devrions nous familiariser avec les coups de pouce potentiels qui affectent notre comportement. Et nous devrions savoir que choisir d'agir sur ces comportements est un choix individuel, qui dĂ©pend de nos propres prĂ©fĂ©rences et objectifs. Être naĂŻf avec notre nature hormonale ne nous aidera pas. Par contre, ĂȘtre intelligent sur le plan hormonal le sera. »

Le livre d’Haselton est un outil utile pour les femmes qui souhaitent mieux s'informer sur un aspect important de leur vie.

Et en aucun cas le fait d’avoir un cycle devrait influencer nos possibilitĂ©s dans notre vie que ce soit pour nos Ă©tudes, choix familiaux, choix de vie sociale, environnement etc
.

Enfin c’est mon avis et je me rĂ©jouis de lire le vĂŽtre !

Bonne lecture